Jeunes pour le climat : emportez-nous, emportez tout !

Ce sont les meilleures nouvelles que j’ai lues depuis des années : vendredi 18 janvier, 22’000 jeunes ont défilé pour la protection du climat dans les rues des villes suisses ; au même moment, on dénombrait 30’000 collégien-ne-s grévistes en Allemagne ; la veille, ils étaient plus de 12’000 à Bruxelles, à l’appel du réseau « Youth for Climate », lancé récemment en Flandre.

Youth for climateCes mobilisations naissantes et néanmoins massives font écho à la grève scolaire pour le climat menée par la jeune activiste suédoise Greta Thunberg¹, 16 ans, qui quitte l’école tous les vendredis pour aller manifester devant le parlement suédois.

Chers jeunes d’aujourd’hui (comment m’adresser à vous autrement ?), MERCI pour l’espoir que vous suscitez, tandis que les deux générations qui vous précèdent consomment et dévastent la planète, votre planète. Oui, votre planète, car vous y vivrez plus longtemps que nous, à moins que nous ne fassions l’impasse sur vos revendications légitimes et disparaissions tous ensemble… Je vous adresse mes plus sincères excuses pour n’avoir pas été capable, avec ceux de ma génération, d’éviter de vous léguer un monde dans un aussi triste état – qu’il s’agisse de la planète ou de nos sociétés aliénées et de la globalisation des pires injustices.

Et pourtant, nous avons lutté pour l’écologie (c’est comme ça qu’on disait alors), la solidarité entre les peuples, la justice sociale, le pacifisme – et contre tous les égarements : nucléaire, guerres coloniales, militarisme, pillage des ressources, dette illégitime, ainsi que les organes de propagation de l’aliénation néolibérale et de la société de l’hyperconsommation (OMC, G8, WEF, gouvernements et médias vendus, agences publicitaires), tous solidairement responsables aujourd’hui, entre autres, du crime d’écocide. Nous avons lutté, quand nous étions jeunes, puis la plupart d’entre nous se sont… endormis et, si je peux comprendre les contraintes que génèrent tant la vie familiale que l’engagement professionnel, je ne parviens pas à m’expliquer la désertion sans précédent dont souffrent tous les mouvements dans lesquels nous nous étions mobilisés. Car c’est aussi essentiel de prendre soin du monde que de ses proches, et donc de s’exprimer haut et fort lorsque ceux que nous avons élus (ou plus souvent : que d’autres ont élus) mènent des politiques à court terme, au service de l’argent, et nous envoient droit dans le mur !

Aussi, chers jeunes protecteurs du climat, si vous souhaitez changer le système, si vous voulez avoir un avenir, n’attendez pas : demain, une partie d’entre vous courra après l’argent ou le pouvoir, tandis que les autres s’assoupiront ou en seront réduits à manifester pour des causes nettement plus prosaïques, comme le droit d’avoir un toit pour se protéger des canicules, de pouvoir nourrir ses enfants avec autre chose que de la merde industrielle gavée de pesticides toxiques ou de se faire soigner en cas de maladie…

Ce n’est pas du cynisme, juste la description d’une évidence. Mais si vous avez les moyens de me faire mentir, je serai le premier à m’en réjouir !

Vos revendications sont claires et tout à fait légitimes : il faut sortir de l’ère du carbone et laisser les combustibles fossiles dans le sol, comme le préconisent des scientifiques (voir le résumé d’un article de la revue Nature ici), ainsi que des organisations de la société civile, telles que 350.org (voir aussi cet article) ou le site Reporterre.net.

Toutefois, on ne peut espérer échapper à la spirale suicidaire dans laquelle nous nous trouvons sans de profonds changements de comportement. A ce propos, la réponse donnée par un gymnasien gréviste à la journaliste du 12h30 de la Première qui lui demandait s’il était prêt à renoncer à des billets d’avion low-cost (2:22) montre qu’il y encore du travail pour promouvoir une réelle compréhension des enjeux auxquels nous sommes confrontés et les stratégies permettant d’y répondre – au-delà des promesses aliénantes diffusées en boucle par les héritiers directs de ceux qui nous ont conduits là où nous sommes : politichiens technocrates à la botte des milieux économiques, grands médias vecteurs de pensée unique, auxquels se joignent désormais mutants numériques et gourous du Big Data (les fameux GAFAM).

Prétendre qu’il existe des solutions technologiques au défi environnemental est un mensonge abject ou une preuve de déficience intellectuelle – au même titre que la fable du « développement durable » qu’on nous a racontée il y a 30 ans, avec les résultats que l’on sait. Car même si certaines évolutions techniques permettent d’améliorer l’efficacité de nos machines, de les rendre moins gourmandes en énergie, la multiplication à l’infini de ces mêmes machines représente un coût insupportable pour la planète.

Pour réduire sans délai nos émissions de gaz à effet de serre, puisque c’est de cela qu’il s’agit, il existe un moyen simple et efficace, à la portée de tous : modifier certaines de nos habitudes et consommer moins. Par exemple, pour répondre au gymnasien évoqué ci-dessus, tu peux prendre l’avion si tu le désires, et en particulier si tu veux te rendre dans une destination lointaine, inaccessible autrement, sauf à bénéficier d’une année de congé. Par contre, quand la destination est proche et si tu souhaites protéger le climat, il serait nettement plus avisé de choisir le train – tant qu’il existe. D’ailleurs, ce groupe de collégiens fribourgeois qui lancent aujourd’hui une pétition pour interdire les déplacements en avion lors des voyages d’étude, ainsi que Leila, apprentie interrogée dans la manifestation lausannoise (2:55), l’ont bien compris. Greta Thunberg aussi, évidemment, qui a fait l’aller-retour Stockholm-Davos en train afin de délivrer son message essentiel au WEF.

Ayant personnellement pas mal voyagé à travers le monde durant une vingtaine d’années, je ne peux que me montrer enthousiaste à l’idée que vous, les jeunes, souhaitiez découvrir la grande variété des pays et des cultures. Au-delà du plaisir que suscite toute exploration, la rencontre est l’un des moteurs essentiels de la mobilisation pour la solidarité entre les peuples et la justice sociale.

Toutefois, ce que vendent les compagnies low-cost d’aujourd’hui, ce n’est pas du voyage, mais du zapping. Partir le week-end à 1000 kilomètres pour faire la fête ou se désennuyer, ce n’est pas voyager, juste faire preuve d’un comportement irresponsable – quand on connaît les conséquences environnementales. Quel citoyen lucide voudrait soutenir les entreprises à l’origine de l’augmentation exponentielle du trafic aérien ?

Si ma génération doit accepter les critiques que vous nous adressez, étant donnée notre responsabilité avérée dans la destruction de l’environnement, sans que nous ne disposions d’arguments pour notre défense (la justice sociale n’existe pas, l’écart entre les riches et les pauvres s’accroît, les gouvernements populistes se multiplient, les guerres ravagent plusieurs pays du sud, de nombreuses multinationales se comportent comme des bandes de pillards ou d’assassins, etc), nous ne pouvons pas espérer parvenir à inverser la tendance en nous contentant de rejeter la faute sur les autres. Cela me rappelle le propos tout à fait emblématique d’un parlementaire UDC, entendu à la radio il y a quelques années, qui, en réponse à une question sur la nécessité de diminuer notre consommation d’énergie fossile, disait en substance qu’il « était hors de question de laisser les Chinois et les Américains épuiser à eux seuls les réserves de pétrole ». Autrement dit, il revendiquait le droit pour les Suisses de se comporter de façon aussi irresponsable que les autres. Rappelons que l’UDC est depuis 1999 le premier parti de Suisse en terme de voix aux élections du Conseil national…

Ainsi, puisque nous refusons la fuite en avant comme les dérives égoïstes, revenons-en à ce que nous pouvons faire pour sortir de l’impasse et imaginer un avenir. Pour ma part, je considère trois axes principaux pour protéger le climat et affaiblir le « système » néolibéral écocidaire avant qu’il n’ait tout détruit, avant qu’il ne nous ait tous rendus totalement cons.

Luttons contre l’avidité et le matérialisme primaire.

Nous n’avons pas besoin de tout ce qu’on ne cesse de vouloir nous vendre pour vivre dignement. Au-delà de la satisfaction des besoins élémentaires (logement, alimentation, santé, formation, emploi, sécurité), qui doit être garantie à tous, l’une des plus grandes richesses que la vie peut nous offrir est le temps – du temps pour prendre réellement soin de ses proches (et éviter de parquer les enfants en crèche dès leur plus jeune âge), pour découvrir le monde sans courir (et aimer notre planète), pour se nourrir du foisonnement culturel, pour partager avec ses amis (les vrais, faits de chair et d’os) sans écrans interposés, pour développer sa lucidité et ne plus se laisser abuser par les mensonges permanents des apôtres de la pensée unique, pour rêver…

Il ne s’agit évidemment pas de « revenir à la bougie » ou « à l’âge de la pierre », comme nos détestables adversaires le prétendent, parce qu’il n’ont pas d’arguments plus intelligents à nous opposer, mais de prendre conscience que la vie est bien trop courte pour la passer à courir après le fric, la frime et tout le foutoir qui s’achète – le si pauvre « rêve » matérialiste de tant de richissimes égarés.

En tant qu’acteurs essentiels de la circulation de l’argent, nous disposons d’un pouvoir pratiquement sans limite : celui de faire des choix au magasin et de privilégier les produits « responsables », mais aussi celui de boycotter et d’assécher les flux financiers en n’achetant pas !

Modérons au maximum notre consommation pour retrouver le goût de la vraie vie, pour nous libérer de l’asservissement auquel nous condamnent l’hyperconsommation et l’insatisfaction permanente, prenons soin de ce que nous possédons afin de maximiser la durée de vie de chaque équipement et de ne pas devoir le remplacer… et laissons agoniser le monstre².

Sur le sujet, je conseille vivement la lecture de « Vers la sobriété heureuse« , de Pierre Rabhi (Babel, 2016). Vous trouverez en bas de page quelques liens vers des conférences filmées de Pierre Rabhi.

Bien sûr, si l’on considère qu’il n’est pas acceptable de se priver volontairement de ce que d’autres consomment ou ont consommé sans modération, alors il vaut mieux changer de lutte – car il faudra bien que quelqu’un fasse le premier pas dans cette affaire et il me semble assez légitime que cette responsabilité incombe aux plus riches…

Opposons la collaboration et la fraternité à l’implacable compétition.

Riches, en Suisse, nous le sommes déjà par naissance, par rapport aux populations des pays du sud, même s’il est évident qu’il existe ici aussi de plus en plus de familles en situation précaire, à cause de la dégradation des conditions de travail, du chantage à la délocalisation, de l’affaiblissement de la protection sociale et de pratiques usurières en matière de coûts du logement, des transports publics ou de la santé. Attention toutefois à ne pas mettre dans le même sac les familles qui peinent à subvenir à leurs besoins de base et celles qui sont perpétuellement insatisfaites de ne pas pouvoir surconsommer comme les autres.

Le creusement du fossé entre les riches et les pauvres, ainsi que le montre le dernier rapport d’Oxfam (lire l’interview de la directrice d’Oxfam ici), témoigne de l’incapacité du Marché global à réduire les inégalités comme à produire de la justice sociale. Normal, ce ne sont pas ses objectifs. D’ailleurs, les hyperconsommateurs se réjouissent d’avoir des légions de pauvres à leur service pour effectuer les tâches pénibles et remplir leurs mornes existences de tant de produits inutiles – mais tellement bon marché.

Nous devons donc recréer les liens de collaboration, entre individus, entre sociétés, que la globalisation néolibérale a détruit et remplacé par une mise en compétition permanente : le tous contre tous et chacun pour soi.

Comment faire ?

Au niveau individuel, le partage du travail est une solution particulièrement intéressante, en ce sens qu’il favorise la solidarité entre les personnes qui effectuent à plusieurs une même tâche, tout en leur permettant de disposer de davantage de temps pour leur vie personnelle et familiale – à coup sûr un avantage en termes de santé publique (lutte contre le stress et toutes les maladies qui lui sont liées), social (éducation des enfants, accompagnement des personnes âgées ou dépendantes, etc) et citoyen (s’informer, se mobiliser, agir). Par ailleurs, la sobriété des revenus du travail à temps partiel aide à la modération en matière de consommation et contribue donc efficacement à notre combat contre le mythe croissanciste.

A l’échelle globale, nous devons œuvrer à la réduction puis à l’abolition des inégalités, car il n’est pas tolérable que des centaines de millions d’êtres humains luttent au quotidien pour survivre pendant que « leurs » élu-e-s et quelques poignées de grands patrons arrogants se vautrent dans un luxe abject, par ailleurs très nocif pour le climat.

Les sociétés riches du nord sont responsables des dérives les plus dramatiques de l’histoire moderne : massacres, génocides et pillages coloniaux, deux guerres mondiales et deux bombes atomiques, guerre froide, prolifération des armes atomiques et surarmement, politique étrangère motivée par la seule promotion d’intérêts nationaux égoïstes, surexploitation des ressources naturelles, globalisation néolibérale, crise climatique, explosion de l’empreinte écologique… Pourtant, au-delà des miettes ridicules restituées par l’aide publique au développement (0.46% du PIB en 2017 pour la richissime Suisse), nous continuons d’imposer à nos voisins du sud une impitoyable domination, tant économique que politique, parce que la grosse machine à fric dont nous sommes les créateurs a besoin de main-d’œuvre bon marché pour gaver les hyperconsommateurs et éviter qu’ils commencent à penser, mais aussi parce que nous redoutons plus que tout qu’une fois libérées du fardeau de la lutte pour la survie, les foules innombrables d’ailleurs ne se mettent à rêver d’une totale émancipation, voire de vengeance…

Ainsi, quand des conditions de vie inhumaines les poussent sur les routes de l’exil, nous nous contentons de les rejeter à la mer…

Et lorsque leurs États appellent à l’aide, les prêts des institutions internationales sont toujours conditionnés à la privatisation des services publics du pays demandeur – en d’autres termes la saisie par les multinationales du nord de secteurs économiques stratégiques, tels que les services industriels (eau, électricité, assainissement), les transports publics, la santé ou l’éducation.

Mais, dans le contexte de la crise climatique, l’heure de la justice sociale et du partage a sonné. Nous devons contribuer de façon déterminée au développement de conditions de vie dignes partout dans le monde, par une redistribution massive des richesses pillées et accumulées dans le nord, ainsi que dans les paradis fiscaux. Notre empreinte écologique est un désastre et nous envoie droit dans le mur, par conséquent nous devons décroître ici tout en transférant vers les pays du sud ces milliers de milliards que nous utilisons à si mauvais escient, afin qu’ils se transforment en logements décents, hôpitaux, écoles, centrales solaires, fermes bio, usines de recyclage… et pistes cyclables !

Il n’y a qu’une seule espèce humaine sur la planète. Et aucun individu n’a plus de valeur ou d’importance qu’un autre !

Désarmons la pensée unique.

Les humains ne naissent pas avides et égoïstes : ils le deviennent, sous l’influence permanente des messages aliénants de la pensée unique néolibérale, selon laquelle rien n’existe en dehors de la poursuite d’une croissance quantitative en tous domaines – et qui témoigne de la pauvreté intellectuelle de ses promoteurs.

Si ces messages s’affichent bien évidemment dans la publicité, le dogme néolibéral de la croissance infinie constitue également le socle (artificiel) à partir duquel la plupart des médias « mainstream » fabriquent l’information, ainsi que le démontre l’attitude condescendante, voire défiante, qu’adoptent de nombreux journalistes en présence de tout acteur représentant un courant alternatif, de même que l’évidence supposée de l’adhésion de tous et de chacun au mythe de l’idéal matérialiste.

Aussi, pour reprendre le contrôle de nos vies et de nos (vrais) désirs, libérons-nous, libérons nos enfants de l’emprise destructrice de tous les messages commerciaux ! Chassons la pollution publicitaire hors de nos villes (en déposant des initiatives populaires, comme à Genève) et de nos boîtes aux lettres (en apposant l’autocollant « Pas de pub » et en refusant les journaux gratuits). Installons des bloqueurs de pub sur tous nos ordinateurs et smartphones, en particulier ceux qu’on a la faiblesse de mettre dans les mains des enfants, configurons nos navigateurs afin qu’ils n’autorisent pas le tracking et désactivons patiemment le pillage de nos données personnelles à des fins de marketing par les fournisseurs d’accès à internet³. La réduction volontaire des flux du Big Data constitue une stratégie efficace pour lutter contre la toute-puissance des GAFAM, l’ultime mutation de la très puissante industrie de fabrication de la pensée unique. A ce sujet, on consultera avec intérêt les travaux du philosophe français Éric Sadin : voici déjà un long entretien réalisé par la chaîne Thinkerview en novembre 2018, ainsi qu’une interview plus courte diffusée par La Première en octobre 2018.

Bien sûr, au-delà de la configuration de nos appareils, on recherchera autant que possible la déconnexion et on refusera l’envahissement programmé de nos existences par les appareils connectés. Rechercher de l’information ou se divertir grâce à des contenus en ligne ne pose pas de problème, mais il est hors de question de laisser les machines prendre le contrôle de nos vies par l’exploitation sans limite du Big Data !

Nos amis resteront de VRAIS amis, et nous n’autorisons aucune entreprise à exploiter de quelque manière que ce soit nos relations, nos émotions et nos rencontres. Pensez-y, chers jeunes défenseurs du climat, et lâchez un peu vos foutus écrans : nous voulons voir vos visages, nous voulons vous voir debout (et non pliés en deux), nous voulons que vous soyez attentifs et disponibles pour la vraie vie qui se déroule autour de vous – les gens, les arbres, le vent…

En outre, afin que le rêve démentiel des GAFAM ne devienne pas réalité et ne nous prive pour toujours de notre autonomie intellectuelle, nous lutterons avec détermination contre tous les projets d’école numérique !

Enfin, même si ça peut sembler naïf, voire perdu d’avance, je rappelle à tous que nous disposons encore du droit de vote et qu’il ne tient qu’à chacun-e d’entre nous de mobiliser son entourage en faveur de la protection du climat, de l’environnement et de la justice sociale. D’ailleurs, les Jeunes Verts suisses (encore des jeunes !!!) nous proposent de réaliser que le territoire n’est pas extensible à l’infini : soutenons donc leur initiative contre le mitage par un OUI le 10 février prochain !

 

Notes

¹ Voir la vidéo de son discours émouvant à la COP24 de Katowice : en anglais ou sous-titré en français. Ça nous change de la langue de bois des politichiens, non ? D’ailleurs, je ne résiste pas à l’envie de publier ci-dessous un extrait de son intervention :
« We need to keep the fossil fuels in the ground, and we need to focus on equity. And if solutions within the system are so impossible to find, maybe we should change the system itself.
We have not come here to beg world leaders to care. You have ignored us in the past and you will ignore us again.
You have run out of excuses and we are running out of time.
We have come here to let you know that change is coming, whether you like it or not.
The real power belongs to the people. »
Si vous en voulez plus (je vous comprends), voici un deuxième lien vers une vidéo un peu plus longue et non moins émouvante : https://www.youtube.com/watch?v=EAmmUIEsN9A

² De mon côté, j’ai depuis longtemps renoncé à prendre l’avion (et même le tram ou l’ascenseur :-)), ainsi qu’à remplacer quelque équipement que ce soit avant qu’il ne soit définitivement inutilisable : mes ordis ont 17 et 11 ans, mon téléphone portable 10 ans, mon téléphone fixe beaucoup plus, mes vélos 19 et 9 ans, ma chaîne stéréo… 36 ans. J’achète très rarement des habits et les répare moi-même autant que possible, avec une aiguille et du fil. En dehors des frais de vie incompressibles liés au logement, à l’alimentation et à la santé, du budget modeste de mes échappées cyclistes et de l’entretien de mes vélos (uniquement les interventions les plus techniques, pour lesquelles je ne suis pas qualifié), je n’ai pas besoin de claquer du fric pour exister. Et aimer la vie. Bien au contraire, tout achat auquel je renonce me remplit de joie, car j’aime vaincre le côté obscur… !

³ Procédure pour les clients de Swisscom : dans l’espace client en ligne, menu gauche « Mes données », puis TOUT désactiver dans « Utilisation des données pour des tiers » et « Utilisation des données pour Swisscom » (menu en bas à droite). Notez que tous les fournisseurs d’accès doivent donner à leurs clients la possibilité de refuser l’utilisation de leurs données à des fins commerciales, aussi il suffira de chercher ces fonctions dans votre compte client en ligne. Bien sûr, il conviendra d’agir de même avec chaque « service » auquel on souscrira en ligne…

Liens pour aller plus loin

Vital signs of the planet : Global temperature, tableau de l’évolution de la température mondiale, NASA
L’indispensable sursaut des jeunes pour le climat, Le Temps, 11 janvier 2019
La jeunesse en grève pour le climat, Gauchebdo, 17 janvier 2019
David Puttnam, The reality of climate change, conférence, 2014 (en anglais)
Pierre Rabhi, La sobriété heureuse, conférence à l’université Jean Moulin, Lyon, 2015
Pierre Rabhi, Vers la sobriété heureuse, conférence-débat, 2016
Moins!, Journal romand d’écologie politique

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