« Président de merde »

président de merdeNon, non, ce charmant titre n’est pas de moi, mais de l’ancien ministre français de la culture, Jack Lang, qui répond ainsi aux propos insultants tenus récemment par le psychopathe de Washington à l’égard de Haïti et des pays africains.

Si, si, je n’invente rien :
France Info
Le Monde
Le Temps

Mais je contribue volontiers à diffuser la vérité à propos d’un personnage abject et dangereux.

Trump a annoncé la sortie des États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat et démonte toutes les législations à portée environnementale, car il se fout complètement de l’avenir de la planète et de tout ce qui y vit, du moment qu’il peut contribuer à enrichir ses petits copains et permettre aux élites étasuniennes de se vautrer dans l’hyperconsommation.

Trump tente depuis son accession au pouvoir de détruire les modestes avancées sociales mises en place par son prédécesseur, notamment en matière d’accès à la santé, car il se fout complètement des conditions de vie des plus modestes de ses concitoyens.

Pour la même raison, Trump conduit des réformes fiscales favorables aux plus riches.

Trump sème le chaos et la violence au Moyen-Orient en décidant de transférer l’ambassade US à Jérusalem, pour plaire à ses amis Israéliens qui bafouent le droit international depuis des décennies.

Malgré ce comportement de voyou planétaire, Trump est invité prochainement dans mon pays, la si petite et si riche Suisse, pour rencontrer le gratin du business international et quelques minables politiques à la grande foire du World Economic Forum de Davos (WEF). Armé de son slogan de merde (« America first » – l’Amérique d’abord), Trump va venir déverser son discours paranoïaque et égocentrique devant des auditoires conquis d’avance – car dans ce genre de compagnie, le plus fort a toujours raison.

Et déjà, toute l’élite fédérale est en émoi à l’idée que le président du monde daigne faire halte dans notre bled. J’ai entendu aujourd’hui à la radio l’un de nos chers miniministres se réjouir de rencontrer (peut-être) Trump à Davos – « une chance pour la Suisse », selon Johann Schneider-Ammann (écoutez-le ici).

Lorsque le journaliste questionne le ministre suisse de l’économie à propos du slogan « America first », celui-ci ne trouve rien d’autre à répondre qu’un pathétique « Switzerland at least second », nous plaçant ainsi dans le sillage direct d’une des économies les plus destructrices du monde. « Car, en matière de recherche et d’innovation, nous sommes des leaders mondiaux », dites-vous. Dans ce cas, comment expliquez-vous, Monsieur le ministre, que les investissements de la place financière suisse favorisent un réchauffement climatique de l’ordre de 4 à 6 degrés ? (source : Office fédéral de l’environnement). De quel leadership parlez-vous lorsque l’empreinte écologique moyenne d’un habitant de ce pays équivaut à plus de 3 fois la biocapacité mondiale ? (source : Global Footprint Network). Allez-vous prétendre que ces « performances » sont la malheureuse conséquence de l’obligation de garantir une vie digne aux 8 millions de démunis qui peuplent la Suisse et font face à tant d’adversité et de privation ? Ou bien faut-il en attribuer la cause au magnanime 0.39% de PIB que la Confédération dépense en matière de coopération internationale et d’aide humanitaire ? (source : SECO).

Oui, je crois que vous allez bien vous entendre avec Trump.

Et finalement, qu’importent les droits humains, qu’importent la justice sociale et l’environnement, pourvu qu’on puisse faire du fric ensemble.

Vous nous faites honte, Monsieur.

C’est ce qu’ont tenté de rappeler ce samedi 13 janvier dans les rues de Berne environ 1500 manifestants opposés au WEF comme à la venue de Trump. Et c’est également une démonstration supplémentaire que la démocratie a finalement été vidée de sa substance par les apôtres du néolibéralisme. Car si la législation protégeait le climat, l’environnement et les (véritables) droits humains avec la même vigueur que les investissements des multinationales et le fric des riches, les criminels contre l’humanité tels que le mutant de Washington seraient envoyés à vie sur une colonie lunaire.

Trump, tu n’es pas le bienvenu en Suisse ! Go Home !

On te le dit ici (plus de 13’000 signatures lors de la rédaction de cet article).

Finalement, les « pays de merde » ne sont sans doute pas ceux auxquels tu penses…

6 réflexions au sujet de « « Président de merde » »

  1. Ah Raph, après ça, je ne suis pas sûr qu’on pourra faire les Rocheuses ensemble… Tu seras ss doute envoyé à Guantanamo dès l’atterrissage !

  2. Commentaire peu constructif, je le sais, mais au-delà de gouverneurs de merde, de pays de merde, il y a un « monde de merde » dans lequel il faut se frayer un passage de vie, aussi lumineux que possible et ce n’est pas facile!
    Merci pour ton post l’Ami!

    • « Aussi lumineux que possible, et pas facile », je reprends volontiers ces paroles à mon compte. J’étais aujourd’hui en train de rouler puis pousser mon vélo dans la vieille neige au Jura, mais j’ai dû battre en retraite. Peu importe, c’était tout à fait lumineux ! Et silencieux. Du coup, j’ai pensé à autre chose qu’à toute cette merde. Pendant quelques heures. Merci Régine pour ta réaction, te souhaite beaucoup de lumière. Et refaisons-nous avec la bande une sortie pique-nique en brousse au printemps !

  3. J’aime bien ta formule mais je trouve qu’elle sonne mieux dans son intention originale : la colère est certes légitime mais elle n’est pas bonne conseillère. Répondre aux insultes par les insultes, c’est se laisser tirer vers le bas … s’il est en effet urgent de se fédérer, c’est autour d’une vision positive et constructive même si l’exercice est de plus en plus difficile. Ce que tu fais d’ailleurs en parcourant les chemin de traverses sur ton vélo. Alors bravo, pour le geste et le propos . Et vive les spaghettis

    • Quelle formule précisément, camarade ?
      Pour le reste, je pense qu’il est plus honnête d’appeler un chat un chat. Et quand nos vies tout entières ainsi que celles des générations à venir sont « tirées vers le bas » par les agissements dudit chat, je ne crois pas qu’user en réponse de tel ou tel qualificatif à son égard puisse constituer quelque régression que ce soit. Notre monde suffoque sous l’ordure et la bêtise, et il faudrait qu’on fasse attention à notre langage ? Allons, soyons sérieux, cher ami !
      Merci pour tes encouragements, vivement que j’aie le temps de ne me préoccuper que de vélo et de nature, et à bientôt pour l’échange verbal.

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