Tour du Vuache (Haute-Savoie)

Cet itinéraire en Haute-Savoie permet de découvrir plusieurs parties du relief de la région genevoise : le pied du Salève, le Mont Sion, le Vuache et le défilé de l’Écluse.

Description et photos du parcours

A Collonges-sous-Salève (Le Bourg d’en Haut), un chemin agricole pierreux bordé de chênes et assez raide permet de monter jusqu’à Chotard et la route de Vovray, qui parcourt le pied du Salève. L’environnement est agricole, à l’exception d’un ou deux lotissements modernes, et les cloches des vaches tintent dans les nombreux pâturages.

Au village de Beaumont, on rejoint le Chemin de St-Jacques-de-Compostelle (GR65). A la sortie de Jussy, prendre la petite route à gauche en direction de l’ancienne Chartreuse de Pomier. La route goudronnée cède bientôt la place à un chemin forestier pour traverser la superbe hêtraie de Pomier.

Après Pomier, on suit le GR65 sur un chemin agricole, d’abord à travers des pâturages, puis en lisière de forêt. Ce passage est souvent très boueux, avant de devenir raide et pierreux. Les adeptes de VTT apprécieront le défi de monter jusqu’à St-Blaise sans poser le pied.

A St-Blaise, une petite pause-ravitaillement sur le banc devant le cimetière s’impose. Le panorama sur les collines de Haute-Savoie jusqu’à la vallée du Rhône et au Grand Colombier est magnifique.

La route plonge ensuite vers le col du Mont Sion (786 m), où l’on traverse la D1201 et son flot ininterrompu de trafic. Heureusement, on s’éloigne rapidement de cet axe détestable pour arriver dans le paisible village de Charly. Eau potable à la fontaine sur la place centrale.

Quelques kilomètres plus loin, à la Croix Biche, on quitte le goudron pour s’engager sur une piste agricole caillouteuse. Après une courte montée, on parvient à un plateau relativement vaste et dénudé. La vue porte loin. J’aime beaucoup cet endroit et l’impression d’espace et de paix qui s’en dégage – un cocktail rare dans nos contrées surpeuplées et bruyantes.

On retrouve le goudron au hameau de Chez Grésat. Un peu plus bas, à l’entrée du village de La Motte, prendre à droite la route de Chavannaz. Au cours de la descente, modérée et presque toute droite, on bénéficie d’une belle vue à gauche sur un environnement pastoral très verdoyant, avec les Préalpes et les Alpes à l’arrière-plan. Les villages de cette région du versant sud du Mont Sion n’ont pas encore été trop dévisagés par les constructions modernes et les rénovations de mauvais goût des populations d’origine urbaine établies à la campagne, et c’est très appréciable !

Après Chavannaz, on bifurque à droite sur la petite route de Minzier qui plonge de l’autre côté de la butte. A Minzier, on trouve des toilettes publiques toutes neuves et de l’eau potable.

A la sortie du village, il faut prendre la route de Frangy sur environ 300 m, avant de tourner à droite, puis à gauche. La pente dans le hameau de Prévy est soutenue au début. On retrouve sur ce piémont oriental du Vuache un environnement agricole et pastoral, avec champs et pâturages délimités par de beaux alignements d’arbres, notamment des noyers. La courte montée vers Chaumont laisse par endroits apercevoir la roche calcaire qui constitue le Vuache et offre de beaux panoramas vers le Mont Sion et le Salève.

Chaumont est un village très particulier, bâti sur une faille tectonique dans une échancrure du Vuache, à la frontière entre deux milieux naturels présentant d’importantes différences : un versant sud-ouest abrupt, très chaud et un versant nord-est en pente douce, frais et humide. Fontaine d’eau potable au pied de la terrasse de l’Auberge du Pralet : remplissez votre bouteille, il va faire chaud !

Il n’y a que 170 m de dénivelé jusqu’au hameau de Vovray et la montée n’est pas bien raide, mais en général on s’en souvient. Je pense que cela tient aux températures élevées qui règnent en été sur ce versant où l’on arrive aux heures les plus chaudes, ainsi qu’à une fréquente absence du moindre souffle de vent – en tout cas dans ma mémoire. En conséquence, on transpire abondamment. Le parcours est néanmoins pittoresque et traverse quelques hameaux silencieux.

A Vovray, d’où partent de nombreux randonneurs pour le sommet du Vuache, la route goudronnée cède la place à un chemin forestier. Sur plusieurs kilomètres, on va rouler au pied de la paroi calcaire, dans un environnement de pâturages et de sous-bois. Le chemin est par moments un peu caillouteux, mais reste praticable avec un VTC. Toutefois, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est souvent boueux et parsemé de profondes flaques – il y a de quoi s’amuser, d’autant plus que ce tronçon s’effectue en descente.

De retour sur le goudron, on traverse l’autoroute Lyon-Genève avant d’arriver au village d’Arcine*. La route permettant de franchir le défilé de l’Écluse sur cette rive du Rhône court d’abord au pied de vastes carrières dont certaines sont abandonnées et d’autres en activité. Au-dessus, la paroi calcaire est souvent très pentue et pratiquement lisse. Quelques arbrisseaux s’y accrochent quand même. Il y a malheureusement peu d’endroits où l’on peut s’arrêter en toute sécurité pour admirer le défilé rocheux, car la route est étroite, sinueuse sur cette partie, et certains véhicules roulent trop vite sans avoir de visibilité au-delà des virages. Attention donc.

* Une variante par le bord du Rhône (voir 2e carte ci-dessous) est proposée à ceux qui ont le temps : à l’arrivée sur la D908A, juste avant Arcine, ne pas tourner à droite, mais prendre en face le chemin de Traînant, puis le chemin rural des Crêts, où l’on a par endroits une belle vue sur le Rhône et le défilé de l’Écluse. La petite route descend assez raide jusqu’à un carrefour : à droite, on reste sur le goudron et parvient rapidement à Beauchâtel. A gauche, on descend encore jusqu’au hameau de Fruitière, où l’on prend une piste en direction du Rhône. 500 mètres plus loin, ne pas suivre le balisage PR piétonnier vers Éloise, mais continuer tout droit sur un chemin qui file dans la forêt, avant d’émerger dans un champ et de rejoindre l’itinéraire PR. A gauche, le sentier plonge dans la forêt vers les Tines de Parnant, une formation géologique tout à fait surprenante consistant en un canyon étroit et profond creusé dans la molasse par un ruisseau. Un peu plus loin en aval, on peut admirer le Rhône et ses rives densément boisées sur le pont de Grésin, construit en 1947 dans un lieu très peu fréquenté aujourd’hui : quel silence, là en bas ! La visite des Tines de Parnant et du pont de Grésin nécessite un aller-retour d’un peu moins de 2 km et comprend un passage très raide et creusé dans lequel le vélo doit être poussé, voire porté par endroits, à la descente comme à la montée. Après ces péripéties, la suite du parcours en direction du défilé de l’Écluse est facile. On retrouve le goudron à Beauchâtel, traverse le hameau de Bange, et plonge sur Le Moulin, une aire de pique-nique avec plages au bord du Rhône. Depuis là, un sentier pédestre remonte et aboutit sur la route d’Entremont, qu’on suit jusqu’à la D908A.

Dès la sortie du défilé de l’Écluse, le thermomètre risque bien de perdre quelques degrés… En hiver, il faudra se dépêcher de quitter l’ombre de la montagne pour retrouver le rayonnement réchauffant du soleil.

A Vulbens, il y a des toilettes publiques et de l’eau potable. On est ensuite forcé de rouler quelques centaines de mètres sur la D1206, une route à grand trafic. Les aménagements de type chicane et rétrécissement de chaussée construits à la sortie du village représentent un danger pour les cyclistes, dès lors qu’une partie des conducteurs va tenter un dépassement malgré l’étroitesse du passage : roulez par conséquent au milieu de la chaussée, pour empêcher tout dépassement hasardeux ! Et ne ratez pas la petite route à gauche, quelques centaines de mètres plus loin (panneau indicateur de voie cyclable « Du Léman à la mer »).

Dans le quartier résidentiel au nord de Valleiry, prendre à gauche la Route de Matailly qui file vers le bois de Vosogne et leur contrepartie côté suisse, les bois de Chancy. Au lieu-dit La Foliaz, continuer à gauche vers la forêt. Lorsque la petite route amorce un virage en épingle, la quitter et poursuivre tout droit sur le chemin pédestre qui s’engage dans la forêt. Il y a un passage un peu marécageux à traverser et la suite du chemin forestier est parfois détrempée, alors s’il y a eu de la pluie dans les jours précédents, mieux vaut prendre à Valleiry la route de Chancy (D23).

Au milieu de la forêt, une borne marque la frontière et l’on retrouve un chemin goudronné. Quelques pins sylvestres donnent à ces bois une atmosphère assez dépaysante. Plus loin, on passe à côté d’un chantier archéologique en activité, avant de plonger vers le Rhône. Au-delà de la barrière des services forestiers, on arrive dans de grandes clairières, parfois cultivées, à proximité du Rhône. Des panneaux informent de la présence de hardes de cerfs dans les bois environnants. On peut se rendre facilement à la borne frontière située sur la rive du Rhône, à moins d’un demi kilomètre de la barrière, par le chemin de terre en direction de l’aval.

Depuis cet endroit, nommé Vers Vaux, on rejoint facilement la route de Chancy, à proximité de l’ancien poste frontière suisse, pour le retour vers la ville.

(Photos à venir)

 

Cet itinéraire fait partie de ma trilogie de grands tours à la découverte du relief genevois, avec la Route forestière du Jura et la Route des crêtes.

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