VTT responsable

En montagne, personne n’apprécie de croiser des randonneurs au visage fermé ou qui ne répondent pas à nos salutations. Je comprends toutefois que le comportement de certains vététistes puisse déranger les adeptes d’une mobilité encore plus douce et c’est la raison pour laquelle il me semble utile de rappeler ici quelques-uns des principes fondamentaux d’une pratique responsable du VTT, respectueuse à la fois des autres usagers de la montagne, ainsi que des aménagements et de l’environnement.

Les sentiers détruits et les dépassements sauvages ne sont pas un mythe, comme j’ai pu le constater au cours des 10 dernières années, tant dans les Alpes que dans le Jura.

Plus de 51’000 kilomètres à VTT m’ont ainsi enseigné les règles suivantes :

  • lorsque j’approche un ou des marcheurs, je signale ma présence à l’avance (par exemple en faisant tinter ma sonnette) et dépasse à vitesse réduite
  • sur les sentiers (single trails), j’accorde toujours la priorité aux piétons, en mettant pied à terre si nécessaire
  • je roule à une vitesse adaptée en fonction de la visibilité, en particulier sur les sentiers forestiers
  • je salue toujours les randonneurs
  • je maîtrise le freinage et ne fais pas déraper ma roue arrière, pour éviter de détruire les sentiers
  • je referme les portails des pâturages derrière moi
  • je n’abandonne aucun déchet dans la nature, peaux de bananes et écorces d’agrumes incluses
  • si j’ai besoin d’un moyen de transport pour le départ/retour, je privilégie autant que possible les transports publics (pour ce qui me concerne, c’est évident, puisque je n’ai pas de voiture).

Il va de soi que les règles énoncées ci-dessus ne s’appliquent pas sur les pistes de descente, réservées aux VTT, qui devraient être systématiquement aménagées et entretenues par les municipalités là où on constate une affluence de descendeurs et des dégâts sur les sentiers pédestres.

Au terme de ce bref article, je tiens encore à préciser qu’une pratique responsable de notre sport favori en montagne n’est pas une fin en soi (quoique le respect ne nuise jamais à quiconque), mais qu’elle a évidemment pour but d’éviter que l’on finisse par restreindre l’accès des VTT à certaines régions ou itinéraires, voire par nous interdire de circuler hors des parcours officiels balisés – ce qui signerait l’arrêt de mort du VTT cross-country en toute liberté (mais pas sans égards).

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