Après une première expérience très positive lors d’un camp sportif printanier, j’ai décidé d’ajouter un élément de base à mes explorations : l’eau. Jusqu’ici, celle-ci n’a représenté qu’une partie, certes appréciée, du paysage. Les longues échappées en bordure de mer ou d’océan me fascinent, pour autant qu’il ne s’agisse pas d’une eau bleue et chaude. J’aime plus que tout la ligne d’horizon marine, promesse d’un monde sauvage immense où les bipèdes sont absents – ou presque. Et retrouve cette émotion dans les phrases de Sylvain Tesson, devant la mer : « Le ciel s’y fond. Les hommes appellent « horizon » cette sublimation. On regarde le gaz, on rêve d’aventure. Les oiseaux sont libres, ils crient, ironiques. La mer dit : « Là-bas, au-delà de la vue, une énergie inextinguible alimente mon mouvement dont chaque vague est la preuve. » (Avec les fées, 2024)
Désormais, j’apprends à me mouvoir sur cet élément si différent du sol, dont la plasticité a bien plus en commun avec l’air et me rappelle mes quelques heures de vol. Continuer la lecture
