Vingt ans de présence occidentale en Afghanistan n’auront pas servi à grand chose : le pays ne connaît que le chaos et la violence, depuis l’invasion soviétique de 1979. Bien sûr, la situation intérieure est complexe, sur fond de mosaïque culturelle, de tensions interethniques, voire de racisme envers certains groupes minoritaires (Hazara notamment), et sur la ligne de contact entre les sphères persane et turco-mongole. Toutefois, les conflits à répétition qui plongent la population dans le désarroi, l’angoisse et la pauvreté sont, aujourd’hui comme hier, largement alimentés par des intérêts extérieurs : URSS/Russie, Pakistan, États-Unis, wahhabisme séoudien ou qatari, Al Qaeda, Daech. Certains tentent de fuir à l’étranger, d’autres prendront les armes, à l’image des compagnons d’Ahmad Massoud dans le Panjshir, la plupart endureront la sévérité des nouveaux maîtres, avec résignation. Continuer la lecture →